Le retour des grands frères

•mai 25, 2010 • Laisser un commentaire

Quelle mouche a donc piqué les sélectionneurs nation au moment d’établir la liste des joueurs qu’ils souhaitaient emmener dans leurs bagages en Afrique du Sud! Pourquoi tenter à tout prix de persuader d’illustres vétérans ayant allègrement dépassé la trentaine de sortir de leur retraite internationale? Pour quelle raison, aussi, fallait-il rappeler des joueurs du fin fond des oubliettes de la planète football? Certains comme l’Anglais Jamie Carragher, le Camerounais Rigobert Song, l’Argentin Palermo ou le Sud-africain Benny McCarthy se sont laissés convaincre. D’autres, comme le gardien hollandais Van der Sar, le défenseur italien Alessandro Nesta ou le milieu français Claude Makélélé ont décliné l’invitation avec courtoisie mais fermeté.  Concernant Claude Makélélé, l’art consommé du contre-pied pratiqué ouvertement par Raymond Domenech nous appelle à la prudence:  il a témoigné, dans le même temps, si peu d’élégance en fermant la porte de sélection au nez de son emblématique capitaine Patrick Viera.

Un cas illustre bien les courbettes désespérées des sélectionneurs, celui de David Beckham dont le retour en grâce était programmé sur les terrains sud-africains. Hélas, une vilaine blessure au tendon d’Achille l’empêchera de fouler les pelouses en juin. Tout n’est cependant pas perdu pour le «spicy boy» de 34 ans qui pourra tout de même être de la partie en intégrant le staff de l’équipe d’Angleterre. Le sélectionneur Fabio Capello ne lui a confié aucun rôle technique, il lui a simplement demandé d’être un «intermédiaire» entre les entraîneurs et les joueurs.

Malgré sa blessure au talon d'Achille, Beckham accompagnera ses coéquipiers à la CM.

Car l’une des angoisses les plus profondes d’un sélectionneur et de son staff technique est celle de n’être ni respecté, ni entendu, ni compris de ses ouailles à crampons. Bref, de se retrouver bien seul à l’instant de poser pour plusieurs semaines ses valises dans un environnement cloisonné, aux confins d’un continent inconnu, avec un fardeau bien lourd à porter sur les épaules:  la pression de toute une nation…

Alors pour cimenter la «vie du groupe», on sort les grands frères de leur retraite et on écarte aussi les perturbateurs en puissance. Ils jouent au Real de Madrid, à L’Inter de Milan ou à Arsenal. Leurs qualités techniques se situent au-dessus du lot, cependant les Benzema, Balotelli, Ronaldinho et autres Nasri sont trop impétueux pour se glisser sans accrocs dans un collectif bien huilé. Ils resteront donc à la maison.

Les grands frères, ces joueurs à la trentaine bien entamée sauront-ils relevé le défi et conduire la jeune génération sur les sentiers de la gloire? Un ancien joueur professionnel, âgé aujourd’hui de 36 ans, me confiait récemment avoir connu, il y a cinq ans, une véritable cassure entre les  générations. «Lors des trajets en car, les plus jeunes avaient systématiquement le casque vissé sur les oreilles, les yeux rivés sur la console de jeu portable, tandis que nous autres tapions le carton ou lisions un bouquin au fond du bus». Et de se remémorer avec nostalgie l’époque, pas si lointaine, où il transportait les affaires des anciens. «A présent, quand on donne une directive sur le terrain, les gamins nous répondent par une insulte.»

Les perspectives mirobolantes d’un transfert juteux et les opportunités de plus en plus fréquentes de changer de club au moindre accroc consacrent les valeurs individualistes et mettent à mal l’esprit de solidarité, véritable matrice des victoires dans un sport collectif. Le récent sacre de l’Inter de Milan sous la férule du charismatique José Mourinho est là pour nous le rappeler. Vider simplement le cimetière des éléphants sera, je le crains, insuffisant pour amener une équipe sur les rails du succès en Afrique du Sud.

Vignettes Panini: une affaire de probabilités

•mai 25, 2010 • Laisser un commentaire

A quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde, la poussée de fièvre Panini touche à son paroxysme au sein de la population suisse. La barre des 250 millions vignettes vendues devrait bientôt être franchie. Une vache à lait intarissable pour l’entreprise italienne qui arrose le marché de ses autocollants depuis quarante-neuf ans.

 Trentenaires ou quadragénaires passent leurs après-midis pluvieux, de préférence en couple, à extraire rituellement les autocollants de la grosse boîte à 125 francs pour les apposer ensuite délicatement sur les pages du précieux album. Pendant ce temps, nos chérubins s’agitent dans la cour de récréation afin de débusquer les vignettes ultimes, celles qui se font rare, très rare… Il faut à tout prix boucler l’album aux 660 cases avant le coup d’envoi fatidique du 11 juin. Las, leur frustration augmente en même temps que la pile de doubles. La rumeur enfle déjà dans le préau. Et si la raréfaction de certains autocollants, surtout ceux avec les stars du ballon rond, était organisée par le fabricant à des fins de profits très gourmands?

L’émission A bon entendeur, spécialisée dans la comparaison des biens de consommation, a mené l’enquête. Elle a ainsi convié deux mathématiciens de l’Université de Genève pour faire la lumière sur toute cette affaire. L’un des deux chercheurs, Yvan Velenik dévoile la méthodologie observée: « Afin de vérifier que la distribution des cartes est homogène, c’est-à-dire qu’aucune des cartes n’est sur-représentée ou sous-représentée nous sommes partis sur la base d’un échantillon de 6000 vignettes issues de 12 boîtes achetées dans quatre cantons différents».

Pemière observation, le sentiment de rareté s’explique de façon mathématique, confie à la caméra Yvan Velenik: « Si on considère par exemple un groupe de 10 enfants qui achètent chacun 100 pochettes, soit 500 vignettes chacuns, il y a une probabilité d’au moins 1 chance sur 4 qu’il manque le même autocollant à ces 10 enfants. Par conséquent, ils vont avoir l’impression que cette vignette est extrêmement rare puisque aucun d’entre eux n’a réussi à l’obtenir. »

D’un point de vue purement statistique, son collègue Sylvain Sardy livre un constat implacable: « Sur la base de ce test, on a pu démontrer avec une forte probabilité qu’il n’y avait aucune carte rare. » Ainsi, sur les 6000 cartes passées au crible, le meilleur joueur du monde Lionel Messi apparaît à dix reprises. C’est plus que la moyenne et autant que l’illustre inconnu coréen Pak Nam Chol.

 La principale préoccupation des parents reste, bien sûr, de dépenser le minimum pour satisfaire à l’impératif social de collectionnite aiguë que rencontre leur tête blonde. Une maman qui va acheter ses pochettes à l’unité pour son enfant, aura besoin en moyenne de 930 francs. Par contre, « si l’enfant se permet de faire des échanges avec environ 10 amis, le coût reviendra en moyenne à 300 francs », relève Sylvain Sardy.

 Il existe encore une formule moins onéreuse pour garnir son album Panini à temps. Elle vous en coûtera entre 125 et 150 francs. Les deux staticiens nous livrent l’équation: « Il faut d’abord acheter un carton de 500 vignettes, puisqu’il ne contient aucun double, complèter l’achat par l’acquisition de 40 pochettes. Echanger ensuite les cartes à double de manière optimale avec 9 amis qui auront fait de même. Lorsqu’il ne vous manquera plus que 50 vignettes, les commander par internet chez Panini, car ce sont les plus difficiles à obtenir ». Bref, un jeu d’enfant!

La Suisse déjà championne du monde

•mai 25, 2010 • Laisser un commentaire

La Suisse déjà championne du monde Si les Suisses n’ont pas encore gagné la Coupe du monde sur les terrains sud-africains, ils l’ont déjà raflée haut la main en ce qui concerne les albums Panini.

Le 16 avril, alors que l’entreprise italienne Panini déversait ses premiers lots d’autocollants à l’effigie des stars du ballon sur le marché helvétique, la fièvre de collectionnite aiguë s’est instantanément propagée à tout le pays provoquant une véritable foire d’empoigne dans les points de vente. Plus de 100’000 images avaient déjà trouvé preneur durant la première demi-heure…

Il y a quatre ans, lors de la Coupe du monde en Allemagne, 60 millions de sachets d’images avaient été vendus en Suisse, ce qui représente environ huit sachets par habitant. En comparaison, l’Allemagne, le plus grand marché pour Panini avec 170 millions de sachets écoulés, n’atteint qu’une moyenne de deux unités par tête. L’entreprise de Modène a flairé le bon filon, elle choie ses collectionneurs helvétiques.

Elle leur a ainsi réservé un album spécial qui comprend vingt images supplémentaires consacrées aux joueurs suisses. Cette initiative n’est pas une première puisqu’elle avait déjà été lancée à l’occasion de l’Euro 2008, mais elle est unique car aucun autre pays ne jouit de cet honneur.

Ezio Bassi, porte-parole de Panini a confié à l’agence de presse suisse ATS que l’engouement des Helvètes est historique. Il s’agit du premier marché étranger sur lequel Panini s’est implanté. « Les enfants qui collectionnaient les figurines à l’époque ont grandi et ont maintenant souvent des enfants à qui ils ont transmis leur passion ».

Au total, pas loin de deux millions d’albums seront livrés en Suisse pour la Coupe du monde en Afrique du Sud. Le prix reste inchangé: un franc pour un sachet de cinq vignettes autocollantes. Pour la première fois durant les 49 ans d’existence de l’entreprise, Panini projette de dépasser cette année la barre du milliard de sachets vendus dans le monde.

La vuvuzela rend sourd

•mai 20, 2010 • Laisser un commentaire

Après les gilets pare-balles, les spectateurs de la Coupe du monde auront-ils besoin de porter des boule Quies au moment d’acclamer leur équipe dans les gradins sud-africains? une étude très sérieuse publiée en février 2010 démontre qu’une exposition de plus d’une minute aux douces sonorités de la vuvuzela dans un périmètre de deux mètres engendre un risque aigu de perte d’audition. Cette longiligne trompette africaine en plastique peut dégager jusqu’à cent décibels, soit l’équivalent du souffle d’une corne de brume.

Lors de la Coupe des confédérations en Afrique du Sud, répétition générale de l’événement qui s’est déroulée en juin 2009, les joueurs et entraîneurs des équipes européennes s’étaient, à leur tour, sentis agressés par les sons stridents de la multitudes de trompettes exhibées par les autochtones dans les travées des stades. Leurs jérémiades auprès de la Fédération internationale de football n’avaient alors trouvé aucun écho. Le site InfoSud nous rappelle que le président de la FIFA Sepp Blatter a toujours martelé que la vuvuzela était le symbole de l’identité sportive africaine et qu’il fallait ne fallait à aucun prix dépouiller les supporters africains de leur appendice assourdissant. Seul problème, la séculaire trompette a fait son apparition dans les stades du continent il y a…une petite dizaine d’années.

Un aperçu de l’ambiance des vuvuzelas qui règne lors des matchs de l’Afrique du Sud

La sécurité entre hantise et business juteux

•mai 17, 2010 • Un commentaire

La paranoïa se serait-elle emparée de l’Afrique du Sud? Une réputation peu flatteuse en matière de criminalité et les risques terroristes liés à la tenue d’un événement planétaire majeur font que les autorités son sur les dents. Le pays sera un «bunker à ciel ouvert» entre le 11 juin et le 11 juillet, nous promettent-elles.

 Plus de 170 millions de francs ont été investis, notamment dans l’achat de 40 hélicoptères, de 10 canons à eau et de 300 caméras. Près de 45’000 policiers supplémentaires, au bénéfice d’un entraînement spécial, seront déployés 24h sur 24. L’armée sera également mobilisée. Mais cela ne suffit pas à satisfaire le besoin du tout-sécuritaire puisque les observateurs attendent 50’000 agents de sécurité supplémentaires.

 Des G.I. Joe venus de tous horizons

Une véritable aubaine pour les sociétés de sécurité privée. L’Afrique du Sud n’est pas un pays en guerre, et pourtant le profil de ces dizaines d’entreprises qui proposent leurs services a de quoi surprendre. Composées d’anciens mercenaires ou policiers, principalement serbes et croates, ces sociétés israéliennes et anglo-saxonnes ont bâti leur réputation sur des terrains d’opérations comme l’Irak ou l’Afghanistan, confie à l’agence InfoSud Charles Pellegrini, consultant en analyse de risques.

A ces prétendantes, il faut ajouter les Sud-Africains eux-mêmes, véritables pionniers de la privatisation de la guerre et précurseurs des sociétés militaires privées qui déploie déjà plus de 420’000 agents de sécurité sur tout le territoire national.

Une protection revue à la hausse

 Ces besoins sécuritaires galopants combinés à l’approche du coup d’envoi de la Coupe du monde ont aussi provoqué une nette augmentation des tarifs dans le domaine. Ainsi, les services d’un garde du corps coûtaient seulement 500 dollars par jour en mars, contre 1500 dollars fin avril.

 L’autre sujet d’inquiétude réside dans la menace terroriste qui plane toujours sur un événement de cette envergure. La dernière Coupe d’Afrique des nations avait été ébranlée en janvier par l’attaque sanglante contre le car de la délégation togolaise en Angola. Si l’Afrique du Sud ne compte pas de pas de mouvement séparatistes en lutte ouverte, les tensions raciales récemment exacerbées par l’assassinat du leader d’extrême-droite Eugène Terre’Blanche pourraient ternir la grand-messe du football planétaire.

Recommandations pour visiteurs téméraires….

•mai 17, 2010 • 2 commentaires

En la personne de Nelson Mandela, l’Afrique du Sud a beau posséder l’un des emblèmes de la lutte pacifique, elle n’en demeure pas moins l’un des pays les plus criminogènes du continent noir. Chaque jour, plus de cinquante personnes sont assassinées. Pas étonnant, dès lors, que les visiteurs potentiels soient un brin tendus à l’idée de faire le voyage au mois de juin. Petit tour d’horizon des précautions d’usage à l’heure de s’immerger dans une réalité pas si apocalyptique que cela.

Le portail internet d’informations allAfrica.com nous dispense ses précieux conseils.  Il s’agit, en premier lieu, d’éviter de prendre le taxi en solitaire. Sinon, vous risquerez votre peau, résume une employée d’un hôtel luxueux: « Si le taximan se rend compte que vous n’habitez pas ici, il ne vous ramènera pas à destination voulue. Il vous déposera en chemin et prendra votre argent. C’est le moindre mal. Il peut aussi vous violer et même vous tuer après ».

Le gilet pare-balles du supporter à vendre sur protektorvest.com

Ne pas s’aventurer bien sûr dans les townships, ces quartiers populaires qui sont de véritables coupe-gorges, tient aussi du bon sens. Evitez soigneusement d’exhiber votre téléphone cellulaire dernier cri, votre caméra numérique HD ou votre appareil photo 12 millions de pixels. Vous risqueriez d’attiser la convoitise des délinquants. S’habiller sobre et éviter de porter des bijoux de grande valeur est aussi chaudement recommandé, surtout si vous ambitionnez de vous rendre à Soweto. Enfin, de manière générale, lorsque vous circulez dans la rue, ne demandez votre chemin qu’à des agents en uniforme, qu’ils soient de la police ou privés.

Les statistiques officielles ne sont effectivement pas très rassurantes. En 2008, l’Afrique du Sud a dénombré 18’487 assassinats, 18’795 tentatives de meurtre, 300’000 vols et 27’750 viols. Ce tableau sombre doit être cependant nuancé, relève Johan Burger, chercheur à l’Institut d’Etudes de Sécurité de Pretoria. Interrogé par le site Swissinfo.ch, ce spécialiste de la sécurité précise d’emblée que les victimes des crimes de sang sont avant tout des jeunes Noirs âgés entre 18 et 26 ans. Près de 80% des meurtres sont en effet commis dans un cercle familial ou relationnel proche.

Au supporter qui souhaiterait malgré tout contracter une assurance tous risques, nous lui conseillons de s’équiper d’une « protektorvest », véritable gilet pare-balles grimé aux couleurs de son pays… Il lui en coûtera 48 euros.

Ces supporters qui se font désirer…

•mai 16, 2010 • Laisser un commentaire

A moins d’un mois du coup d’envoi de la compétition en Afrique du Sud, les stades tardent à se remplir, semant un vent de panique au sein de l’organisation. Les supporters étrangers risquent de ne pas être au rendez-vous.  Au lieu des 500’000 visiteurs internationaux attendus entre le 11 juin et le 11 juillet , les prévisions les plus optimistes tableraient désormais sur des estimations de 350’000 voyageurs, selon le cabinet de Conseil américain « Grant Thornton » relayé par le site Jeune Afrique

En cause: la crise économique, les craintes autour de l’insécurité, les longues distances, mais surtout le coût jugé affolant des vols et des nuitées. Face à la faiblesse de la demande, les tours-opérateurs baissent leurs offres et la FIFA revoit sa stratégie de vente.

Des tarifs plus que prohibitifs

En Suisse par exemple, Knecht Reisen a fait passer son package de 3990 francs à 2790 francs pour le vol, les trois nuits d’hôtel et un ticket de deuxième catégorie pour le match Suisse-Espagne. A ce prix, on comprend que certains pères de famille hésitent à offrir une part de rêve à leurs rejetons. Fin avril, seuls 1000 des 13’000 tickets disponibles pour les supporters suisses lors du premier tour avaient trouvé preneur.

La foule ne se bouscule pas pour accéder au Mbombela Stadium de Nelspruit

Première Coupe du monde sur sol africain de l’histoire, l’événement est en train de rater sa cible, les visiteurs du continent traînant les pieds.  Seuls 2% des billets vendus ont été acquis par des Africains en dehors du pays organisateur. Ainsi, une offre combinée vol-séjour-match coûtera 2750 euros à un Algérien. Du coup, ils ne seront que 500 à traverser le Sahel, au lieu des 2000 attendus, nous révèle le site Jeune Afrique.

Susciter la ferveur des autochtones

Les organisateurs ont pensé pallier cette débandade en soulevant l’enthousiasme des Sud-Africains. Or, jusqu’au début de l’année, la politique de tarification et le dispositif de vente mis en place étaient en décalage total avec la réalité locale. Le faible pouvoir d’achat d’une majorité de la population, ajouté aux difficultés d’accéder à internet, unique plateforme de vente des précieux sésames, ont réfréné toutes les ardeurs.

Sentant le vent du boulet venir, la FIFA a donc opéré un virage à 180 degrès en février. Selon le quotidien local Saturday Star, l’organe faîtier du football mondial s’est donc résolu à baisser d’au moins 30 % le prix des billets des catégories inférieures, tout en augmentant leur contingent. D’après le journal, la FIFA a ainsi abaissé à 19,50 francs le coût de ces places, qui pouvait auparavant monter jusqu’à 122 francs.

Si depuis, près de 100’000 billets auraient trouvé acquéreur, la FIFA n’a pas de quoi être totalement rassurée avec les 400’000 unités qui lui restent sur les bras. Certes, les organisateurs trouveront toujours des classes d’écoliers ravis de combler le vide des tribunes d’un match entre le Honduras et le Chili. Par contre, combler le déficit d’une manifestation ou les retombées économiques seront bien plus faibles qu’attendues sera une autre paire de manche.